Tom Ford and Rihanna, Florian Meacci.

Tom Ford and Rihanna, Florian Meacci.

« Shine bright like a diamond »

Le fabuleux moulin à paroles de Tom Ford, des mannequins avec des problèmes de cou, la magie de Photoshop et le culte de Rihanna : tout ce qu’il faut savoir en ce moment, grâce à nos mystérieux infiltrés dans le monde de la mode.

A : Je n’arrive pas à croire que Tom Ford a arrêté le Botox ! Serait-il en pleine crise de la cinquantaine ?

B : Arrête, c’était du Botox ? Il était si beau que je pensais qu’il dormais dans une piscine de poussière de diamant (un exfoliant génial) et de cachemire liquide (pour préserver la souplesse).

A : Ou qu’il était directement lié à Dorian Gray. Et bien non, ce n’était malheureusement pas le cas. À la place, il a reçu un prix du CFDA (conseil des créateurs de mode américains) en l’honneur de son parcours et, je paraphrase, a estimé que sa vie était finie.

B : Incroyable ! Moi qui me demandais pourquoi Tom était devenu le nouveau Karl Lagerfeld, à avoir toujours un avis sur tout. C’est comme s'il n’avait plus rien à perdre. Par exemple, dans son entretien avec Bridget Foley pour WWD, il a déclaré : « [Dans la mode, la publicité] n’est pas une question de mannequins mais d’image. Elle n’est plus une personne, elle est une image. »

A : Ç a été repris avec effroi par les blogueurs et les twittos du monde entier…

B : Sans oublier les passionnés du forum Fashion Spot ! Et ça continue : « La façon dont nous parlons – « elle n’a pas de cou, ses jambes sont des poteaux » - bien sûr qu’elle a un cou. Mais l’image n’est pas l’image d’une personne réelle. C’est une image idéalisée. »

A : J’adore la manière dont la magie opère lorsqu’un mannequin passe d’une personne réelle à une véritable image. Au départ elle a un cou et ensuite – abracadabra – elle n’en a plus !

B : Mais il n’y a rien que Photoshop ne puisse pas réparer.

A : Là où nous voyons une personne, Tom ne voit que des pixels aux mauvais endroits.

B : C’est pas très juste pour les pixels.

A : Sans parler des mannequins.

B : Quoiqu’il en soit, elles ont des jambes interminables et des pommettes à couper le verre. *brève épisode de jalousie*

A : Mais nous n’avons à écouter Tom de toute façon.

B : C’est vrai. Après qu’il ait déclaré qu’il était la seule personne de confiance dans le milieu de la mode – apparemment, il ne lit plus les critiques ! - Je sais, j’ai trouvé ma vocation.

A : Moi aussi, elle est la source de toute la sagesse dans le monde moderne : Rihanna. J’ai même entendu

 dire que la cause de la fermeture de son compte Instagram était qu’elle était trop en avance sur son temps. Nous, simples mortels, nous ne pouvions pas gérer ces informations avant d’avoir atteint les quatre niveaux de RiRisme – oui, c’est le nom officiel de la reilgion de Rihanna.

B : Je suis adepte dévouée du RiRisme, mais je ne pense pas pouvoir aller plus haut que le deuxième niveau

 – porter des vêtements pour homme. Et je ne serais certainement pas capable d’être littéralement NUE à une cérémonie célébrant mon statut d’icône.

A : C’est comme si elle portait la piscine de poussière de diamant de Tom.

B : Ils sont de mèche ! Mais je ne suis pas sûre d’être d’accord avec Tom, le CFDA, Anna Wintour… DES GROS MOTS, JE SAIS. Soyons honnêtes, n’avons-nous pas tendance à surestimer l’influence de RiRi sur LE MONDE ENTIER ?

A : Mais c’est vrai, tu as raison ! Elle travaille sur cette nudité depuis des années ! Et où est la révolution nue de Rihanna ? Je ne la vois pas.

B : Le monde a peut-être besoin d’atteindre le NiRiRivana d’abord ?

A : Amen.

 

L’identité des interlocuteurs de la rubrique “gossip folks” demeure une énigme. Quant à l’illustrateur qui se cache derrière ce dessin, nous le connaissons bien et l’adorons : il s’agit de Florian Meacci, un illustrateur français qui vit à Londres.

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