LYKKE LI – GUNSHOT

En exclusivité pour H&M Life, la pop star suédoise Lykke Li a réalisé un clip en version acoustique du morceau Gunshot, tiré de son dernier album.

Peu d’artistes parviennent comme Lykke Li à rencontrer le succès commercial tout en conservant une telle aura d’ambiguïté et un côté aussi sombre. La star suédoise qui, grâce à ses parents nomades, a passé une grande partie de son enfance à voyager dans des pays comme le Maroc, le Portugal et le Népal, a su captiver le public du monde entier avec ses morceaux enchanteurs et sa voix à la fois vulnérable et sauvage.

Youth Novels, le premier album de Lykke Li (2008), a fait d’elle l’étoile montante de la nouvelle vague pop suédoise. Son sens du style – eye-liner noir, cuir noir, robes asymétriques – n’a pas manqué d’attirer l’attention du monde de la mode. Lykke Li s’est également lancée dans une carrière de comédienne, avec notamment un rôle important dans le film Tommy, un polar suédois signé Tarik Saleh.

Sur son troisième album, I Never Learn (date de sortie : le 5 mai), Lykke Li chante neuf morceaux délicieusement obsédants sur l’amour et le sentiment de perte. En avant-première et en exclusivité pour H&M, elle a réalisé un clip en version acoustique du morceau Gunshot.

– J’adore la musique acoustique. C’est très difficile de toucher le cœur de quelqu’un avec seulement une guitare, un piano ou une voix. Mais c’est pourtant la musique la plus pure, la plus divine qui soit. J’ai essayé d’enregistrer l’album en live, mais c’est compliqué d’obtenir un bon résultat en une seule prise. Parfois, la batterie est parfaite, mais ce n’est pas le cas de ma voix. D’autres fois, je chante bien, mais il y a un problème avec les percussions.

QUEL GENRE DE MUSIQUE ACOUSTIQUE ÉCOUTES-TU ?
– J’aime écouter les vieilles démos d’artistes comme John Lennon, Harry Nilsson ou Karen Dalton. J’avais acheté un vieux magnétophone à cassettes pour mes propres chansons, et certaines des versions les plus anciennes sont mes préférées. Rick Nowels, qui co-écrit avec moi, travaille avec Stevie Nicks. Il m’a fait écouter une cassette de vieilles démos qu’elle avait enregistrées. Juste sa voix, rien d’autre. Je n’ai jamais rien entendu d’aussi beau.

SUR LA POCHETTE DE L’ALBUM I NEVER LEARN, TU POSES UN PEU COMME UNE “SAINTE”, AVEC UN VOILE ET UN MANTEAU EN CUIR. COMMENT L’IDÉE DE CE LOOK T’EST-ELLE VENUE ?
– Je n’avais pas d’idée très précise. Je voulais juste paraître aussi iconique que Patti Smith sur certaines de ses anciennes photos. Je porte un manteau long en cuir de chez Lanvin. Il est superbe.

LE TITRE DU MORCEAU DIT : “JE N’APPRENDS JAMAIS”. QU’EST-CE QUE TU N’APPRENDS PAS ?
– Lorsque j’ai choisi ce titre, je me sentais comme piégée dans un tourbillon, rien ne marchait. Mais je suppose que dans la vie, on apprend, on se casse la figure et on se brûle les ailes. Quand on a l’impression d’avoir tout appris, la vie est terminée. Alors on préfère rester dans la confusion. Il y a cette citation de Tolkien que j’aime beaucoup : “Tous ceux qui errent ne sont pas perdus.”

QUELLES SONT TES ICÔNES DU STYLE ?
– J’adore In the American West, le livre de Richard Avedon, et toutes ses images de paysans et de mineurs. J’aime aussi admirer, à Paris ou à New York, ces femmes qui ont acheté le manteau Céline de leurs rêves dans les années 50 et le portent encore aujourd’hui. Quant à la journaliste, essayiste et romancière Joan Didion, un pull en cachemire et une intelligence au top suffisent à lui donner un look parfait. Rien n’est plus séduisant que ça.

QUAND TU TE PRÉPARAIS POUR TON RÔLE DANS LE FILM TOMMY, TU AS RECOURU À DES TECHNIQUES DE “RÊVE LUCIDE”. TU AS DÉJÀ TENTÉ L’EXPÉRIENCE POUR COMPOSER TA MUSIQUE ?
– Oui, mais je n’aime pas trop quand les mélodies s’immiscent dans mes rêves. Je les fredonne dans mon sommeil et j’ajoute d’autres parties vocales. C’est super-psychédélique, mais quand je me réveille, je suis épuisée. Récemment, j’ai fait des rêves vraiment étranges. Je nage avec des dauphins pendant toute la nuit. C’est peut-être parce que j’ai fait tellement d’interviews et de séances photo. Je suis comme un dauphin qui veut retrouver sa liberté.

MAIS ON T’OBLIGE À SAUTER À TRAVERS UN HULA-HOOP DANS UN PARC AQUATIQUE.
– Exactement. Alors que tout ce que je veux, c’est rejoindre l’océan.

Retour au flux
Haut de page