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Mollie Mills

La réalisatrice Mollie Mills puise son inspiration dans sa ville natale, Hackney à Londres, pour réaliser des documentaires sur les vrais gens et leurs vraies vies, qu’il s’agisse de danseurs new-yorkais ou de boxeurs à Bethnal Green.

J’ai toujours voulu faire des films. J’ai quitté l'école à 15 ans et je me suis retrouvée à réaliser des courts-métrages avec une caméra à la main que j’avais achetée à un gamin de mon quartier. Après beaucoup de travail et sept années, la réalisation est devenue mon métier.

Je suis fascinée par les gens en général, mais en particulier par la jeunesse. Mes films sont généralement des captures instantanées d’une personne ou d’un groupe à un moment ou un endroit précis. Les films romancés n’ont jamais été ma tasse de thé. Je préfère les portraits ou les regards dans le monde des autres. Je travaille beaucoup avec des adolescents car ils ont une énergie incroyable et une imagination débordante – et le mouvement est épatant. 

Le thème du mouvement m’est apparu par hasard dans mon travail. « Between 14th & Bedford » n’était pas le premier film que je consacrais aux danseurs mais pendant le tournage, j’ai eu un coup de cœur pour la danse et le sport. J’ai pris conscience que je trouvais ça incroyable de par son naturel et sa pureté. L'un des jeunes danseurs new-yorkais m'a dit : « Si tu n'as pas d'argent, pas de maison et rien d'autre que ton corps, pourquoi ne pas l'utiliser pour faire quelque chose de toi-même ? » Et il a raison !

Ce que je préfère dans mon métier, ce sont les personnes que je rencontre et les lieux que je découvre. Je me suis retrouvée dans des situations cocasses, à faire des choses que je n’aurais jamais osé faire si je n’étais pas derrière la caméra. C’est ce qui rend le contexte si particulier. Je viens de rentrer de Johannesburg où j’ai travaillé sur un film, Pantsula, une sorte de danse originaire de là-bas.

Tant de réalisateurs m’ont inspirée, mais la vraie inspiration, je la puise dans toutes sortes de situations, d’images que je trouve en ligne, de personnes que je rencontre ou de scènes dont je suis témoin dans la rue. Ce que j’aime avec Internet, c’est l’accessibilité des contenus. J’aime le fait que tout le monde peut charger, découper, commenter ou partager du contenu, partout dans le monde. Mon travail concerne les vrais jeunes et ce sont eux à qui s’adressent mes films – Internet est le meilleur lieu pour ça.

Pour en savoir plus sur le travail de Mollie, rendez-vous sur son site et sa page Vimeo.

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